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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 00:21


C'est une agrafe fichée dans l'assise d'un tabouret.

J'ai trouvé ce tabouret dans la rue, quand j'habitais rue Saint-Maur. Il semblait avoir été endurci par ses années de service, les arêtes presque polies par l'usage, et avec un vernis trop foncé qui achevait de conférer à cet objet sa rusticité bien qu'il fût né en usine. Il était robuste, il serait parfait pour les longues stations devant l'ordinateur et me quitterait comme il m'avait trouvé.

L'agrafe, donc ... En fait il y en a deux, guère distinctes, proches, en ligne – parlons d'elle ... On les remarque tout de suite comme saillant d'une surface qu'on souhaite généralement lisse et amie. Saillant ... saillant à peine, pour dire vrai ... Le risque est nul, on les enlèvera plus tard ...

Elle, donc ...

De dessus, prise dans la teinte sombre du vernis, elle se distingue surtout du fait qu'une de ses extrémités saillantes ait été rendue luisante par le frottement. Cette agrafe qui s'est plantée là par accident doit d'y être restée de s'être profondément enfoncée ... La pénétration n'a pas non plus été complète, ce qui fait que sa partie horizontale n'a dû se trouver plaquée à la surface du bois qu'après avoir subi la pression des personnes prenant place. Il en résulte que les deux extrémités destinées à s'enfoncer et qui ne l'avaient pas fait entièrement émergent très légèrement avant de se recourber vers la partie horizontale de l'agrafe, plaquée sur l'assise. Ces deux parties recourbées ont été rendues luisantes par le frottement, la plus marquée plus nettement que l'autre ; le milieu de la partie horizontale de l'agrafe saille aussi légèrement, comme il n'est pas rare de le rencontrer – ce que je ne m'explique d'ailleurs guère – et luit un peu. L'agrafe est faiblement arquée, ce qui est un des quelques aspects la distinguant de l'autre agrafe, elle, droite.
 
A la lumière rasante, notre agrafe peut se voir de côté. Dans le contre-jour de ma fenêtre, elle est alors noire, une forme qui ne laisse en rien présager de ce que c'est. Selon sa longueur, on retrouve les trois parties recourbées. Vue sur son épaisseur, on a un point noir posé sur la surface du tabouret, blanchie par le contre-jour.



Par ousi - Publié dans : textes
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 15:00

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Par ousi - Publié dans : sites
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 14:40

T






Par ousi - Publié dans : photos
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 14:35


Concédons au moins à Jaoui et Bacri d'avoir tenté un dispositif, une figure de style – certes, à mon sens, pas des plus intéressantes – et d'être parvenus à la mener à son terme, à la maîtriser ; même si, dans la salle, le public ne m'a pas paru y être très réceptif, c'est là une rigueur, même (peut-être ....) une ambition, suffisamment rares pour être appuyées .... surtout de la part de scénaristes qui n'en démordent généralement pas que de bonnes intentions suffisent à un film ....


3 individualités, donc, dans ce film, assez minutieusement déployées, dont aucune ne parvient à rien .... ni socialement, ni affectivement etc ; à cette staticité triple vient encore s'ajouter une quatrième, en ce que, de surcroît, aucun des trois personnages n'est altéré, dévié, ou simplement réceptif à la concomitance des deux autres ..... Le film se charge – et le spectateur avec – de cette minutie, des ses caractères, contextes, sans que rien ne se produise .... Voilà peut-être plus d'une heure qu'on emmagasine la kyrielle de son développement sans que rien ne se fasse, sans que rien ne s'oriente, qu'un sens s'apprête [au delà de la bonne intention qui à ce point crève les yeux, d'emblée donnée, qu'elle n'est pas perçue comme un élément se réalisant dans le film, qu'elle ne supplée pas à la déficience de réalisation – même si on imagine mal qu'il ne lui faudra pas être validée par la clôture du film] ....


Dans un univers qu'on ne comparera pas, on se rappellera avoir suivi Robbe-Grillet pendant vingt, cinquante, cent pages (!!!!) revenir décrire un même volet aux lamelles invariablement identiques, une véranda où les ombres sont invariablement projetées à l'identique, au couchant, le long du lézard somnolant, ou, encore, l'immuabilité des stries du bitume en cet endroit de la route où l'on retrouve le crapaud aplati par l'auto ...... ..... Le lecteur est à bout .... [je pense, mais je ne le connais pas assez, que Thomas Bernhard a aussi pas mal travaillé de la sorte] ...... à bout ..... L'effort est réel, l'attention engrange encore en l'absence d'alternative puisque rien n'émerge, n'est produit par le sens accumulé ... et puis ...... et puis ..... et puis quand revient une énième fois ce volet, cette véranda ou ce coin de bitume – avec son lézard alangui ou son PUTAIN !!!! de crapaud desséché –, à un moment, .... le lecteur explose !!!!! littéralement !!! .... NAN !!! c'est plus possible !! Une hystérie .... quelque chose explose, n'est plus tenable, un coup de massue, quelque chose exulte d'avoir été dans une telle rétention, insomnie éveillée ... – – et c'est assez extra .... oui, .... vraiment, il faut bien le dire ..... cette espèce d'exténuation du lecteur, ..... l'oeuvre qui s'échine à le mettre à bout, à l'amener à ne plus pouvoir tenir ..... – et, chez le bonhomme RG, le détonateur, ce sera bien souvent une bestiole, sa trivialité, par qui l'on gagne la Bérézina ....


bon, perso, j'ai toujours une petite préférence pour les oeuvres qui amènent plutôt quelque chose à s'élaborer chez le lecteur/public, mais bien des cas d'oeuvres insufflant au contraire une désagrégation – parfois délicieusement, vicieusement, gratuite – ont été de très bons moments .... Et, dans tous les cas, ces oeuvres ne sont en rien plus simples à concevoir et réaliser que d'autres ....



alors, je dois le dire, dans ce film de Jaoui qui n'en finissait pas de s'emplir sans que rien n'émerge de cette accumulation, aucune adéquation, friction, quand tout à coup, au milieu de cette attention qui enflait sans cesse de son plein, quand tout à coup, .... à cette énième scène de ratage, de non communication de ses protagonistes, de dispositif s'avortant, .... dans ce paysage de montagne, quand tout à coup nos trois gus, tout à leur cocon de verre, ont été interrompus par la tonitruante éructation bêlante d'un mouton ..... moi, j'ai explosé .... un bon rire, un fameux rire de s'être trouvé, spectateur, si longtemps comprimé ..... Ca a été un très bon moment, très drôle, libérateur ; et plusieurs rires fusèrent alors – bombes – ..... même si dans une salle qui resta globalement plutôt silencieuse ....


La scène chez les deux agriculteurs a encore repris ce dispositif, lorsque l'un d'eux, resté parfaitement mutique au milieu de ces intrus citadins tout à leur pépiage, lance, à la cantonade, se dénuquant de loucher sur Jaoui, « elle a de jolis petits bras blancs » ..... et j'ai trouvé ça très drôle, tellement terrien, gras, frontal face à ces pseudo-intello qui s'engluaient dans leurs inhibitions ...




donc, deux bonnes scènes de rire, issues non pas d'un bon mot mais de la maîtrise d'un style, quand tout le monde nous ressert qu'une bonne idée pitche un film, pour ma part, ça ne s'oublie pas ....


mais bon .....


il est tout aussi clair qu'on n'en a pas grand chose à faire des trois personnages construits par J/B ; et que la bonne intention qui suinte tout le film durant (même si un peu atténuée, par rapport aux films antérieurs, du fait de la non communication des trois) est fort peu attirante ....


..... un film raté avec 2 bonnes scènes ........ qu'en faire !? .....





Par ousi - Publié dans : textes
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 13:44


'Je vais bien ne t'en fais pas', un film de Philippe Lioret


Première scène, deux jeunes filles descendent d'un bus les ramenant de vacances. L'héroïne, Lili, (la belle Mélanie Laurent – blanche) retrouve ses parents, Léa (la belle Aïssa Maïga – noire) son petit copain ; elles font les présentations, encore quelques phrases anodines puis chacun part de son côté. Lili, alors, dit à ses parents : « qu'est-ce qu'elle est belle ! »


A chaque fois que je me remémore la scène, cette phrase sonne bizarrement .... On ne doute pas un instant de la beauté d'Aïssa Maïga, mais on a tout autant remarqué celle de Mélanie Laurent – toutes deux, comme bien des actrices, sont d'une beauté peu commune .... Cependant, imagine-t-on Léa dire à son petit copain, en quittant Lili : « qu'est-ce qu'elle est belle ! » ? ..... Plus généralement, une très belle femme va-t-elle dire d'une autre très belle femme, « qu'est-ce qu'elle est belle ! » ; ..... une personne très riche va-t-elle dire d'une autre personne très riche « qu'est-ce qu'elle est riche ! » ? .....


L'utilisation de ce genre de phrase marque généralement plutôt, chez celle/celui qui l'emploie, que l'on a pas ce qu'a la personne qu'on désigne. Ici, ce qui fait défaut, ce n'est certainement pas la beauté à Lili .... ce qui fait défaut, c'est qu'il est encore tellement peu indifférent, 'normal', de faire apparaître dans un film français une/un Noire/r qui mettrait autre chose en scène que sa couleur de peau qu'un scénariste – et même le mieux intentionné – ne peut pas s'empêcher de placer une phrase signifiant la sigularité de cette présence, quand bien même en la valorisant ....






Par ousi - Publié dans : textes
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 19:14

c



c'est un film de Jean-Luc Godard



Par ousi - Publié dans : litt
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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 21:34

les



les femmes parmi les hommes avec beaucoup de liberté



Par ousi - Publié dans : litt
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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /Nov /2007 20:40

M

Par ousi - Publié dans : textes
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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 14:16

10

Par ousi - Publié dans : rencontres
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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 06:52

ša



Eisbären müssen nie weinen



Par ousi - Publié dans : litt
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